18.04.2006

Reprise des cours et dégats ...

 Théoriquement, l'ensemble des cours devaient reprendre aujourd'hui pour les facultés non encore en vacances, ou dans les prochains jours. Certaines universités restent perturbées.

A Angers, une AG devait avoir lieu à 12h pour quelques jusque boutistes.  Espérons que la démocratie sera respectée.

Le plus désolant dans cette histoire a été la méprise du droit d'étudier des étudiants et les saccages dans les lieux de savoir. Il n'est pas rare que la facture dépasse les 150.000 euros : tags, destructions, pillages ... (témoignez en laissant un commentaire)

Nous remerçions l'ensemble des membre du collectif SOS Facs Bloquees du réseau national et toutes les personnes nous ayant soutenu par leurs mails ou leurs commentaires, ou lors des mobilisations dans la rue.

Sur l'ensemble des blogs, c'est près de 100.000 visites et 15.000 commentaires.

Merci à vous ! Nous restons vigilants. 

 


Commentaires

A nantes près de 200 000 euros de dégats, portes cassées, machines à café incendiées, peintures et tags sur lesm urs affligeants

Écrit par : l'historien | 18.04.2006

Pauvres petis étudiants coincés. On vous a privé de votre "droit détudier". Quelle horrible atteinte aux libertés individuelles. La France est devenue un pays où l'on bafoue les droits de l'Homme! Incroyable. Mais il faut voir que d'autres droits ont été bafoués et que votre inaction a contraint d'autres à agir pour vous. Et quand bien même vous étiez contre, le minimum est de respecter un mouvement qui a mobilisé des milions de personnes, et d'apprendre à étudier par vous même. Pas la peine de me répondre, j'ai atteri ici par erreur, et n'y reviendrais pas!

Écrit par : Steph | 18.04.2006

alors merci de t'etre battu pour moi mais sache que je ne t'ai rien demandé!
Y en a qui se prenne pr les sauveurs de l'humanité!
Vous avez un ego surdimensionné...

Écrit par : gougousse | 18.04.2006

alors merci de t'etre battu pour moi mais sache que je ne t'ai rien demandé!
Y en a qui se prenne pr les sauveurs de l'humanité!
Vous avez un ego surdimensionné...

Écrit par : gougousse | 18.04.2006

Honte à vous bande de casseurs d'espoir, de grève. Vous êtes des partisants d'un monde post-totalitaire Sarkosiste, qui incite la déliquescence du monde social et de l'Homme en le diluant dans des mesures néo-libérales iniques et génocidaires. Vous êtes une sale bande de collabos, les mêmes qui reconnaissent les aspects posistifs de la colonisation, les bienfaits du libéralisme, maréchal nous voilà !! Vous pônez un monde binaire, où l'Homme n'a pour autre but d'exploiter l'Homme. Honte à vous, que direz-vous dans quelques années quand vos petits frères seront obligés de travailler la nuit et en apprentissage dès 14 ans ? Vous acceptez cette loi contraignante dont l'unique but est de stigmatiser les couches les plus pauvres de la population. Vous voulez anihilier notre liberté d'exprimer, de nous rassembler, de réfléchir et de nous insurger, vous n'y ariverez pas. Nous sommes plus nombreux, et l'Histoire aura raison de nous, et ne retiendra jamais vos petites jérémiades infantiles et injustifiées !!! La résistance s'installe, choissisez votre camp !!! A 2007, vous ferez moins les malins, votre mentor Maillard ne sera plus là pour vous soutenir !!!
VIVE L'ESPRIT DE RESISTANCE !!
Un étudiant rennais.

Écrit par : PAULO | 19.04.2006

Honte à tous les sales droitiers qui prône la démocratie, et qui propose au vote la suppression des AG, des réunions, des lieux de discussion au sein de la fac, soutenus lors des votes par une majorité des anti-bloqueurs (heureusement qu'à Rennes 2 la raison a pris l'avantage sur la connerie droitière). Vous n'ètes que des parasites, des soumis.

Quant à ceux qui disent qu'ils ne nous ont rien demandé, je sais qu'il seront les premiers à se pleindre plus tard, parce qu'ils sont exploités. Ils resteront néanmoins des gros soumis, car ils n'oseront jamais ouvrir leur gueule devant leur patron de peur d'être viré.

Bravo le patronat et la droite pour avoir instauré un climat de précarité et de chômage qui terrorise les salariés de ce pays.

Faut-il attendre qu'on soit tous dans la merde pour que les êtres de ce monde se révoltent ?? Ce jour là il y aura des morts, et la crise sera irréversibe !!

Un deuxième étudiant rennais.

Écrit par : Pado | 19.04.2006

La précarité n'a pas spécialement été instaurée par la droite et le patronat. La gauche y est pour beaucoup. 20 ans de socialisme où seuls l'assistanat, la lourdeur des taxes professionnels et la casse de tout esprit d'entreprise n'est pas pour rien dans le courant de révolte que l'on a connu... Et malheureusement qui va repasser en 2007, les mêmes qu'il y a 20 ans et dont on paye aujourd'hui l'irresponsabilité.

Écrit par : bert | 19.04.2006

oui bert, et aussi de gaulle a cause de la guerre d'algerie et du colonialisme et napoleon, ce que ca a coute ces campagnes de guerre et la debacle d'austerlitz, faramineux.
Sois un peu serieux Bert, qu'a fait Chirac depuis 1997 ?? Rien, alors ne nous cherchons pas d'excuses et regardons vers le futur.

Écrit par : Pierre Henri | 19.04.2006

Je ne cherche pas d'excuse à la droite, je ne cautionne pas plus leur politique que celle de la gauche. Mais mon commentaire visait simplement à rappeler qu'il est facile de cracher sur la droite et le patronnat, mais la gauche est loin de faire mieux il me semble...La gauche entre 1997 et 2002 avec ses "emplois jeunes" n'a pas fait mieux il me semble, et pourtant les facs n'ont pas été bloquées...

Écrit par : bert | 19.04.2006

c'est marrant que les defenseurs acharnés des AG nous accusent d'être totalitaires et fachos alors que nous n'avons toujours voulu qu'un vote démocratique plutôt que des AG illégitimes et quand un vote de ce genre est prévu, les bloqueurs l'empechent cohérent n'est-il pas !

la précarité existe mais je pense qu'un patron qui t'embauche et est satisfait ne te licenciera pas ou alors c'est le dernier des imbeciles et des pourris mais tout les patrons ne sont pas comme ça

Écrit par : l'historien | 19.04.2006

SOS FAC BLOQUEES = UNI
source Le Monde :

http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi?offre=ARCHIVES&type_item=ART_ARCH_30J&objet_id=937694

L'UNI est un fidèle soutient du gouvernement, de Sarkozy et de l'UMP... mais pas seulement :

*"Jusqu'à la création du Renouveau étudiant par le Front national, en 1990-1991, certaines sections de l'UNI accueillaient des militants d'extrême droite. L'UNI est parfois accusée par les autres syndicats étudiants d'être proche du GUD, des jeunesses identitaires et du FNJ, ou encore d'être impliquée dans des actions racistes et homophobes ou des actions violentes contre des organisations de gauche. Le Cato Institute, institution américaine très marquée à droite, a dénoncé le financement de l'UNI via le NED dans les années 1980, entre autres au motif des liens de l'UNI avec certains groupes violents et xénophobes"

http://fr.wikipedia.org/wiki/UNI#Accusations


*"Dans les années 80, un communiqué du président de paris X-Nanterre décrit une diffusion de tract de l'UNI en ces termes : « Il doit être bien entendu que les règles démocratiques doivent permettre à toutes les organisations politiques et syndicales de distribuer leur propagande, mais il n'est pas admissible que les diffuseurs de celle-ci soient armés. Ils ont quitté l'université en entonnant des chants nazis ». Dans ces mêmes tracts de l'UNI nous pouvions trouver la devise Waffen-SS « mon honneur s'appelle fidélité »…

Aujourd'hui l'UNI tente de se donner un visage plus propre et de se rapprocher des mouvements de droite « conventionnels ». Pourtant ils n'effacent leur passé aussi vite : en 2000-2001 deux dirigeants du MNR se présentent en tête de la liste UNI à Strasbourg ; les militants du FNJ n'hésitent pas à prendre leur carte à l'UNI"

http://www.cnt-f.org/fau/breve.php3?id_breve=75

Alors quelle est la crédibilité du collectif sosfacbloquées ?

Écrit par : SOS FAC BLOQUEES = UNI | 19.04.2006

Une AG est démocratique puisqu'elle est censée représentée les étudiants: CQFD
Ce que je remarque c'est que les premiers à se plaindre de leurs facs bloquées seront les premiers à se plaindre dans quelques années de la précarité de l'emploi...
Je suis à l'UB, alors à tous ces chers"ennemis de l'UNI ou affiliés extrême droite" je vous EMMERDE!!!! Affectueusement vôtre
PS: SOSFACSBLOQUEES=UNI; UNI VILLEPIN SARKO AU ZOO, LIBEREZ LES ZANIMOS!!!!!!!!!!!!!!

Écrit par : Che Guevara | 20.04.2006

Petite note : article 332-1 du Code Pénal

"La destruction, la dégradation ou la détérioration d'un bien appartenant à autrui est punie de deux ans d'emprisonnement et de 30000 euros d'amende, sauf s'il n'en est résulté qu'un dommage léger.
Le fait de tracer des inscriptions, des signes ou des dessins, sans autorisation préalable, sur les façades, les véhicules, les voies publiques ou le mobilier urbain est puni de 3750 euros d'amende et d'une peine de travail d'intérêt général lorsqu'il n'en est résulté qu'un dommage léger."

Écrit par : Dura Lex Sed Lex | 21.04.2006

LES AG NE SONT PAS DEMOCRATIQUES ! elles ne sont pas élues donc elles n'ont aucune legitimité

Écrit par : l'historien | 21.04.2006

Bien sûr que si qu'elles sont élues, t'as jamais fait ou organisé d'AG, chez nous à Dijon, les 3 partis se réunissaient pour préparer les modalités de vote, et des choses qui allaient être débattues!!! Donc elles sont tout à fait démocratiques et légitimes!!
PS: Cet argument revient tout le temps, cela devient lassant à la longue, changez de disque les anti-blocages et arretez de passer pour des victimes!!!!

Écrit par : Che Guevara | 22.04.2006

pour mon cas personnel à Nantes, c'était le grand n'importe quoi : pas de filtrage, pas de discussions sérieuses du bureau donc pour moi cela n'est pas démocratique

Écrit par : l'historien | 23.04.2006

D'où la necessité de ne pas faire decas des généralités cher camarade. Nous avions chez nous des temps de paroles limitées, comme quoi, d'une fac à l'auter cela varie camarade...

Écrit par : Che Guevara | 23.04.2006

Du caractère artistique des inscriptions murales des facs en lutte…

Avertissement : Ce texte est une pure provocation à l'adresse des artistes-auteurs et autres amateurs d'art étatique ! Il n'en est pas moins sérieux voire sincère… Il est volontairement pensé pour permettre une mise en danger de la vision de "spécialiste" de l'art contemporain.

Aux accusations hâtives de "tags hideux" et "scandaleux" concernant les inscriptions murales des facs en lutte, quelques-uns d'entre nous répondons qu'il faut enfin et définitivement outrepasser le caractère "esthétique" de la création pour saisir les enjeux essentiels d'une "démarche artistique" et qu'en bien des aspects, les créations de peinturlurage des facs de ces dernières semaines répondent aux enjeux de certaines pratiques contemporaines de l'art, tout en en détruisant les mécanismes institutionnels et élitistes les plus affligeant.

Il faut tout d'abord rappeler que la notion de "démarche artistique" (à distinguer de l'art sans doute en tant que l'expérience primerait pour une fois sur l'excellence du résultat) sous-entend nécessairement pour nous un engagement politique… Même plus que cela, il s'agit en fait de prendre conscience que le politique n'est séparé de rien… ni de l'art, ni surtout d'aucune démarche de création, et que toujours, ce politique doit transpirer des choses que nous produisons (objets, actes, textes, discours, vies…) jusqu'à même faire tomber les cadres disciplinaires, ceux de l'art notamment.

Dans cette optique, les inscriptions murales des facs en lutte relèvent d'une stratégie de réappropriation du lieu et d'occupation de l'espace public… probablement même de célébration d'un contexte. L'investissement de l'espace public par les "artistes" se pratiquent depuis longtemps et la nature des créations exposées/intégrées évolue considérablement. Ces productions tentent de révéler qu'aujourd'hui, l'espace public n'est plus considéré par les anonymes qui l'utilisent, que comme le moyen de se déplacer d'un point à un autre, d'un lieu de "vie" à un autre : les appartements, écoles, bureaux… lieux clos, lieux pleins… considérés comme les seuls lieux véritables. L'espace public est devenu un espace vide, une sous-catégorie, un non-lieu où l'on considère trop souvent et trop vite qu'il ne s'y passe rien, et que l'on traverse en suspens en attendant que la vie reprenne son cours… L'université aussi est devenue cela : un espace clos que l'on traverse avec des œillères en épongeant sagement les connaissances de nos professeurs, et dont on ressort imbibés et étourdis de théories, de règles et de principes, tout prêts et disposés à rejoindre le "seul vrai monde", celui du travail… mais aussi dénués d'esprit d'analyse critique, de capacité de contestation et d'engagement politique singulier. On y attend aussi, beaucoup… que la vie reprenne son cours… toujours… et notamment le fameux "retour à la normale" porté par les anti-grévistes et autres spectateurs de la grève, de l'art, de la vie…

Dans nos villes ghéttoïsées, les pratiques artistiques en espace public tentent de mettre en place de nouveaux repères en réhabilitant ces espaces en lieux d'actions, de vie, d'échanges, de transferts de connaissances et de débats en suscitant l'arrêt, la lecture, l'observation, la participation… en s'opposant aux lieux de transit et de flux, en s'opposant aussi aux lieux institutionnel de l'art. Dans la même logique, plus que des facs "bloquées", les universités en grève sont des facs "occupées" et les inscriptions murales, au delà du sens des messages inscrits et de leurs qualités visuelles (à améliorer peut-être, à apprécier aussi..) sont le signe de cette occupation, de cette réappropriation de l'espace public comme espace de vie, comme espace politique, pourquoi pas aussi comme espace d'expression artistique… et donc pour le coup, à accepter aussi comme tel !

Ces inscriptions sont surtout l'empreinte du changement de statut de cet espace et de sa réappropriation collective : démarche _ les "spécialistes" en conviendront _ tout à fait contemporaine de l'art et pour ne pas dire incontournable. La mise en œuvre de ces murs transformés-transcendés-célébrés de l'université a souvent pris les allures de "happening" que nous regrettons d'avoir dû réserver aux grévistes en ces quelques nuits particulières de lutte… L'avantage toutefois fût qu'il n'y eu pas _ contrairement aux dites pratiques artistiques performatives intégrées au système institutionnel de l'art _ de spectateurs passifs. Tout le monde a pu participer laissant enfin de côté les statuts réifiant de "spécialiste", d'"auteur", d'"artiste élu" s'adressant aux foules d'amateurs immobiles à qui l'on retire le contrôle des choses.

Ces inscriptions hors cadre relèvent donc d'une forme artistico-politique clandestine, action collective d'auteurs anonymes qui outrepasse par là les notions de "spécialiste", d'"artiste", de "légitimité d'action" qui n'interviendrait qu'en fonction du statut de l'auteur, et de frontières traditionnelles de l'art. Elle sont le signe de l'indiscipline qui traverse notre mouvement tout comme encore quelques formes de créations contemporaines ! C'est à dire qu'au delà de l'interdisciplinarité (non-spécialisation) qui se dégage des messages et des formes adoptées, elles sont aussi la trace inscrite d'un contexte de lutte, d'insoumission et de désobéissance… d'un engagement politique contre l'ensemble des cadres imposés et qui va se loger jusque dans la remise en question des lieux normés et aseptisés que l'on nous impose constamment et qui rejètent les "déchets" et la "merde" qu'il n'est pas pratique de prendre en compte à la périphérie ! Oui, nous avons ramené les zonards, les "casseurs", les taggers et autres "indésirés" de notre société dans vos villes, vos centres, vos universités… et c'est bien ainsi ! Ils y sont encore pour certains… ils y ont pris goût … ils y reviendront ! Nous nous sommes nous même fait pour l'occasion zonards, casseurs ou taggers… nous y sommes toujours… nous y avons pris goût… nous resterons !

A ceux qui s'indignent plus de ces inscriptions que de l'essentiel, à ceux qui parlent d'"altération", nous répondons "altérité"… nécessaire "altérité" !

Inscrire sa production dans l'espace public, c'est en effet s'inscrire soi-même dans un contexte géopolitique, social, culturel et humain déjà en place et prendre le risque d'y être étranger ou de le bouleverser. C'est aussi voir l'espoir de le transformer ! Dans le cas des inscriptions murales des facs en lutte, il s'agit d'une approche critique des conditions d'utilisation ou de pratique de l'espace, mais au-delà, réintroduire de l'altérité dans l'espace public, c'est participer à la lutte contre le pouvoir et sa volonté d'uniformisation des lieux et surtout des individus qui les composent !

A ce titre, nous proposons, plutôt que le "nettoyage" (méthode précipitamment adoptée après chaque "émeute" pour cacher aux absents une réalité dérangeante et mal assumée ; méthode adoptée pour oublier ; méthode adoptée pour un retour rapide à la normale comme si rien ne s'était passé et n'avait aucune conséquence…) nous proposons donc le "recouvrement" par ajouts ou collages… bref un art du détournement qui vous permettrez à votre tour de reprendre le contrôle de l'espace, de l'art et de vos vies.

Et si toutefois la stratégie de la "réparation" est préférée, sachez que nous militons évidemment activement pour la gratuité de l'art et de ses accès, et que par conséquent, savoir que, pour une fois, ce n'est pas sa commercialisation mais sa destruction, sa disparition, son renie qui va coûter des millions d'euros aux universités, et bien cela nous réjouit au moins autant que l'art convenu nous afflige !

Écrit par : T_T | 24.04.2006

Etant étudiante en histoire de l'art, je dois dire, que j'apprécie beaucoup ton post...

Écrit par : Che Guevara | 24.04.2006

il y art et art et faut dire à Nantes, il ne devait pas être très inspirés

Écrit par : l'historien est de retour | 26.04.2006

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